Partenariats pour le développement et interventions françaises

La Guinée-Bissau a fait partie après son indépendance (1994) du champ d’intervention de l’ex-ministère chargé de la coopération, ministère intégré au 1er janvier 1999 au ministère français chargé des affaires étrangères. Elle a bénéficié à ce titre pendant cette période d’une forte coopération bilatérale.

Depuis un certain nombre d’années ont été promus au plan international les principes de coordination et de division du travail entre les « bailleurs de fonds » (par secteurs ou par pays). Ils sont pleinement reconnus par la France ce qui l’a conduite à privilégier, pour ses contributions au développement de la Guinée-Bissau, les canaux et procédures de l’aide « multilatérale » : aide mise en œuvre par divers instruments de l’Union Européenne ainsi que par de nombreux organismes ou fonds, africains et multilatéraux, auxquels la France participe financièrement.

a) Sur un plan strictement bilatéral, les quelques financements directs (qui sont souvent des cofinancements avec d’autres bailleurs) peuvent provenir actuellement :

- du Fonds Français pour l’Environnement Mondial. Il intervient le plus souvent ici en partenariat avec l’IBAP (Institut bissau-guinéen pour la protection de la Biodiversité et des Aires Protégées). C’est le cas par exemple en faveur de la Fondation Bioguiné et la composante–pays du projet Iles Durables mené par le Conservatoire français du Littoral

- de la division ONG de l’Agence Française de Développement (sur crédits originaires du ministère des affaires étrangères). Cela est ou a été le cas récemment pour les trois ONG françaises opérant actuellement en Guinée-Bissau : EMI (Entraide Médicale internationale ; gestion hospitalière…), ESSOR (formation et insertion professionnelle à Bissau…) et UNIVERS-SEL (riziculture et production de sel dans les zones de mangroves…).

- de l’agence publique Expertise-France chargée notamment de l’« Initiative 5% » du Gouvernement français qui fournit, à hauteur de ce pourcentage, une expertise technique aux pays membres de l’OIF (Francophonie) pour mieux utiliser les subventions que leur alloue le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA et la tuberculose.

A noter que ces ONG françaises et Expertise-France interviennent aussi ou peuvent intervenir sur d’autres financements, notamment ceux de l’Union Européenne.

Le Ministère français de l’Europe et des Affaires Étrangères concentre lui, désormais, son action de coopération sur la promotion et l’enseignement du français via le Centre Culturel franco-Bissau-Guinéen.

b) Au niveau multilatéral, outre les prises de position de nos administrateurs aux Conseils d’Administration du Fonds Monétaire international et de la Banque Mondiale, notre appui passe par notre contribution très significative à la 18ème reconstitution des ressources de l’Association Internationale pour le Développement (2017-2020) de cette dernière (AID, « IDA » en anglais). La Guinée-Bissau va pouvoir mieux accéder au guichet de l’AID avec son partenariat signé en juin 2017 avec la Banque Mondiale.

La France contribue financièrement non seulement à toutes les agences des Nations-Unies mais aussi à de nombreux fonds africains et thématiques dont bénéficie la Guinée-Bissau comme :

- le Fonds Africain de Développement de la Banque Africaine de Développement.

- le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dont la France a été jusqu’ici le premier Etat Européen contributeur et le deuxième mondial.

- le GAVI (Global Alliance for Vaccines and Immunization à savoir en français l’Alliance Globale pour les Vaccins et l’Immunisation), l’Alliance Mondiale du Vaccin où la France est fortement engagée depuis sa création en 2001.

Il y a enfin et principalement l’aide mobilisable par l’Union Européenne et mise en œuvre localement par la délégation de l’Union Européenne, celle financée en particulier sur le Fonds Européen de développement que la France finance à près de 20 %.

Par tous ces canaux, l’appui français à la Guinée-Bissau demeure très important. La représentation française dans toutes ces organisations examine attentivement, en liaison avec l’Ambassade de France à Bissau et tous les services français compétents, les projets concernant la Guinée-Bissau.

Dernière modification : 10/08/2017

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