Discours lors de la Journée 2017 de la Francophonie

Intervention de l’Ambassadeur lors de la « Journée de la Francophonie » le 20 mars 2017 au Centre-Culturel Franco-Bissau-Guinéen (CCFBG)

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Un grand merci d’abord à tous ceux qui ont bien voulu contribuer à l’organisation des évènements que le CCFBG a programmés à Bissau autour de la journée internationale 2017 de la francophonie, à l’initiative de Mlle Julianne Théry, directrice adjointe, responsable de l’Espace-langues et aussi directrice par intérim. La directrice, Mme Hospère Garba, est en effet, en ce moment, en congé-maladie. Je remercie notamment toute l’équipe du centre, les membres du personnel, les professeurs et leurs étudiants, comme toutes les institutions partenaires. La présence d’un public nombreux à toutes ces animations fait chaud au cœur.

Quelques mots sur trois aspects majeurs de la francophonie : la langue que nous partageons, la famille que nous sommes et l’organisation de la francophonie.

- A la base de la francophonie, il y a la langue française. C’est une des grandes langues de communication internationale et intercontinentale. Elle est aussi une langue de culture et de civilisation, une façon de s’ouvrir au monde, de le voir, de l’entendre et de le penser. De par son histoire, elle est porteuse d’un message humaniste et de valeurs de liberté, de tolérance et de partage. Elle n’en a pas le monopole évidemment et heureusement, mais elle les véhicule avec des intonations et des variations qui ne sont qu’à elle.

C’est également une langue de professionnels. Sa maîtrise, pour ceux dont ce n’est pas la langue maternelle ou d’usage, est, une compétence, un acquis, une clef pour ouvrir des portes en termes d’emplois ou d’études. C’est aussi, pour un pays comme la Guinée-Bissau, un vecteur de développement et d’intégration économique et juridique dans une zone plus francophone.

- Depuis longtemps, la francophonie est comme une famille, une famille élargie, créative et très diverse. Les innovations de vocabulaire et les variétés d’accent font que selon Henri Lopes, un écrivain du Congo-Brazzaville, il faudrait plutôt parler des « langues françaises ».

Selon une autre expression, imagée, la francophonie c’est comme un immeuble à plusieurs étages : la France en occupe un et nos amis africains plusieurs. D’autres enfin sont occupés par des États, des provinces aux quatre coins du monde.

- La Francophonie, c’est enfin une organisation internationale, l’O.I.F., l’Organisation Internationale de la Francophonie, dont la Guinée-Bissau est membre. Sa plus lointaine origine remonte à une initiative clairvoyante, en 1967, de Norodom Sihanouk (Cambodge), Charles Helou (Liban) et de trois leaders africains, Habib Bourguiba (Tunisie), Hamani Diori (Niger) et Leopold Sédar Senghor (Sénégal). La France a naturellement répondu positivement. En 1970 est née l’ACCT (Agence de Coopération Culturelle et Technique) dont l’O.I.F. actuelle est l’héritière.

Cette organisation n’a pas que changé de nom. Elle a su évoluer au fil du temps en intégrant à sa vocation première - la langue française - la diversité et le dialogue des cultures, la démocratie et les Droits de l’Homme et enfin la solidarité et le développement durable.

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Merci de votre attention.

Dernière modification : 24/03/2017

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