Campagne nationale de distribution de moustiquaires

Intervention de l’Ambassadeur lors du lancement de la campagne nationale de distribution de moustiquaires à longue durée d’action (MILDAs) le 31 mai 2017.

Sua Excellencia, Senhora Primeira Dama,
Senhor Ministro da Saúde Pública
Senhor Coordenador Residente ad interim da ONU
Senhoras e Senhores, Representantes do Fundo Global, PNUD, UNICEF,
Senhor Presidente da Camera Municipal da Bissau
Caros participantes,

Inicialmente não estava previsto o meu discurso neste evento. Quero apresentar as minhas desculpas antecipadas. O discurso a seguir será em Francês.

Também quero vos lembrar de que em mil novecentos e setenta e nove (1979) a Guiné-Bissau aderiu a organizaçao internacional da francofonia.

Espero poder contar com a vossa indulgência e paciência.

Je me réjouis de l’opportunité qui est offerte à la France de participer au lancement de cette campagne nationale de distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action en Guinée-Bissau. Je remercie les organisateurs de cet évènement et plus largement tous les partenaires locaux, nationaux et internationaux de la lutte contre le paludisme, notamment le PNLP, l’administration bissau-guinéenne de la santé, le Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le PNUD. Je souhaite saluer votre engagement et votre mobilisation dans la lutte contre le paludisme.

Aujourd’hui près de 3,2 milliards de personnes, environ la moitié de la population mondiale sont exposées au paludisme. Presque une centaine de pays sont touchés. 45 pays en Afrique totalisent 90% des décès liés à cette maladie. Les premières victimes sont les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. C’est d’ailleurs la première cause de mortalité en Guinée-Bissau.

Outre cette tragédie en vies humaines, le coût économique de la maladie est aussi exorbitant. Le paludisme est un véritable frein au développement du continent africain. C’est le premier poste de dépenses de santé et la première cause d’absentéisme dans les entreprises. Il engendre des pertes de revenus considérables pour les actifs et leurs familles.

La lutte contre cette maladie a pris un tournant sans précédent depuis le début du présent millénaire. Le financement mondial annuel alloué à la lutte contre le paludisme atteint les 2,9 milliards de dollars US contre 64 millions à peine en 1998.
La France est depuis le début un acteur majeur de ces progrès dans la mobilisation de ces financements publics et privés de toute la communauté internationale. La France a été notamment très active et impliquée dans la création du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Depuis sa création, elle en est le deuxième Etat contributeur, après les Etats-Unis, à hauteur de 12%.

Cela représente près de 5 millions de US$ en Guinée-Bissau depuis la première subvention du Fonds Mondial au titre du paludisme. La France est également mobilisée à titre bilatéral en Guinée-Bissau au titre de l’Initiative 5% pour apporter de l’assistance technique en termes de renforcement des capacités via Epertise France et une ONG, Entraide médicale Internationale.

Cet engagement de la communauté internationale porte ses fruits. Pour la première fois, le contrôle du paludisme devient envisageable. Le paludisme a déjà été éliminé par un certain nombre de pays, grâce à des politiques de prévention et des traitements efficaces. Et en Guinée-Bissau aussi, les enquêtes réalisées entre 2012 et 2014 montrent une chute très importante de la prévalence du paludisme de 80 à 90 %. C’est la preuve de l’efficacité des campagnes de distribution des MILDAs.

Il n’y a pas que le soutien international. Les ressources nationales doivent être mobilisées. Chaque Etat est responsable de la santé de ses citoyen. A cet égard, la lutte contre le paludisme et les autres pandémies ne se joue pas uniquement sur la dimension, essentielle, de la prévention ou du traitement de la maladie. Elle se joue aussi, plus globalement, sur tous les axes du développement durable, la stabilité, la sécurité et la paix, la démocratie et les Droits de l’Homme, le développement économique. Des progrès dans toutes ces autres dimensions permettent aux Etats de mieux se consacrer à leurs vrais devoirs, ceux vis-à-vis de leurs populations.

Je vous remercie. Obrigado pela atenção./.

Dernière modification : 01/06/2017

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